Un peu d'histoire

Contrairement aux idées reçues, c‘est en Autriche que sont apparues les premières « voies ferrées » au 19ème siècle. Elles avaient pour fonction de sécuriser les premières ascensions  des hauts sommets. Dès 1843, des équipements d’aide à l’assurage et à la progression sont en effet installés sur le Hoher Dachstein (1996 m).

Pendant la première guerre mondiale, de nombreux parcours sont aménagés, notamment dans le massif des Dolomites, et servent lors des luttes pour la possession de places stratégiques. A la fin du conflit, ces Via Ferrata seront aménagées avec l’objectif de valoriser le patrimoine militaire et perpétuer le souvenir. Dans le même temps, de nouveaux parcours sont élaborés pour permettre l’accès à certaines voies d’escalade difficiles.

Il faudra attendre les années 90 pour que la France se lance dans l’implantation de Via Ferrata à objectif touristique. Celles-ci voient d’abord le jour dans le massif du Briançonnais, puis se répandent peu à peu sur tous les massifs à partir de l’année 95.

Après les parcours sportifs donnant une large part à l’aérien, la tendance actuelle se situe vers des itinéraires de moyenne altitude qui privilégie les sensations et la beauté des paysages.

Ces trois dernières années, 34 nouveaux parcours ont été aménagés permettant de présenter un éventail désormais très intéressant. Et, devant le succès croissant de ce nouveau loisir, on est en droit de penser que l’offre ne va cesser de croître.

La Savoie propose à elle seule presque la moitié des itinéraires (25/56) répartis en 12 sites sur son territoire. En 2000, 3 ou 4 nouveaux parcours devraient voir le jour. A suivre…